Exposition en archive : « Présent imparfait presque parfait… ou la Conjugaison des corps »

Exposition « Présent imparfait, presque parfait…
ou la Conjugaison des corps »

de Jérôme Digonnet

Art neuf
3819, av. Calixa-Lavallée, Montréal, QC, H2L 3A7


L’exposition propose une série de dessins réalisés au carbone et fusain d’après modèle vivant. Par la diversité des modèles (genre, âge et formes), l’artiste chercher à souligner qu’il n’existe pas de critères de beauté, et que celle-ci ne réside que dans l’œil de celui qui regarde. Mais que voit-t-on finalement? La perception n’était-elle pas plus profonde? Le regard transperce l’image, et ne serait-ce pas une attitude, une pose, une lumière qui laisserait à chacun la possibilité d’imaginer la beauté de l’âme face à un corps intemporel?

Biographie de l’artiste 

Français d’origine, Jérôme Digonnet a vécu 16 ans en Espagne avant de venir s’installer à Montréal il y a 5 ans. Graphiste de profession, il a hérité de son grand-père sa passion pour les images – que ce soit à travers la photographie, le dessin ou la peinture.

Dès son adolescence, il s’essaie à diverses formes d’art. Au travers de la photographie argentique, il crée ses premières œuvres, réalisant un peu plus tard plusieurs séries photographiques de nus où celui-ci cherche, au-delà du corps, à immortaliser l’état d’esprit du modèle. Il troque finalement son appareil photo pour le carbone et le fusain. Sensible à la beauté des corps, il aime dessiner d’après modèle vivant, cherchant à transmettre l’histoire qui se trouve derrière l’intemporalité du corps.

Jérôme Digonnet participe depuis maintenant 4 ans aux ateliers de dessin d’après modèle vivant offerts par Art neuf. Encouragé par ses proches à rendre publiques ses œuvres, il s’agit de sa toute première exposition.

 

Exposition « Je me souviens »

de Madjin

Art neuf
3819, av. Calixa-Lavallée, Montréal, QC, H2L 3A7


« Il ne me reste malheureusement qu’une seule grand-mère et je me suis rendue compte que je ne connaissais pas vraiment la vie de mes grands-parents. À partir du moment où je me suis intéressée à eux, leur visage s’est métamorphosé et ceux-ci ont alors pris un énorme plaisir à me raconter leur jeunesse. Chaque souvenir raconté était d’une richesse et d’une précision incroyable et méritait d’être partagé.

Je souhaiterais inciter les jeunes à mieux connaître les aînés afin de créer du lien entre les différentes générations.

Pour ce travail artistique, j’ai rencontré plusieurs personnes âgées de différentes cultures qui ont accepté de me raconter leur histoire personnelle, leurs souvenirs d’enfance. Elles m’ont également parlé de leurs activités, plats et musiques préférés. Ainsi, cette œuvre comprend une quinzaine de portraits réalistes en dessin noir et blanc, accompagnée d’un portrait écrit sur l’histoire et les intérêts de ces personnes. Cette création permet de garder en mémoire l’existence de nos aînés. Ils sont une mine d’or d’informations, de savoirs et de souvenirs tellement essentiels à la construction de l’identité culturelle et personnelle de chacun. » – Madjin  

« À la lueur des entretiens qu’elle passe avec ses modèles, Madjin offre des portraits plus vrais que nature,
tentant, par la force du regard, de croquer les âmes. » – Julie Bramond, McGill

Biographie de l’artiste

Karine Martineau est une artiste d’origine française installée à Montréal depuis quelques années. Diplômée de l’École supérieure des Beaux-arts de Nîmes en 2008 et de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal en 2010, elle a reçu la bourse Charest-Wallot pour son œuvre « Château D’ô » présentée dans le cadre de l’exposition collective « Passage à découvert » (Galerie de l’UQÀM, 2011).

Son intérêt pour le dessin et la peinture s’est développé très jeune. Souhaitant rendre l’art accessible à tous, elle transmet aujourd’hui sa passion et ses connaissances en art aux élèves du primaire et du secondaire.

L’artiste se questionne sur les lieux, les territoires et les histoires personnelles en utilisant le dessin d’une manière réaliste comme moyen d’expression. Dans ses projets actuels, elle se tourne vers un art relationnel, où la création ne peut se réaliser sans la participation active des personnes rencontrées. L’œuvre devient un prétexte pour un échange, une transmission de connaissance et de mémoire.