Exposition : Suzanne Cloutier et Lauz présentent Il aura fallu traverser la mer

Il aura fallu traverser la mer

par Suzanne Cloutier et Lauz


Exposition :
du 08 septembre au 04 octobre 2022

Vernissage : le jeudi 08 septembre, dès 17h30

3819, av Calixa-Lavallée, Montréal, Qc, H2L 3A7

514-523-3316

Ouvert du lundi au jeudi de 10h à 22h,
du vendredi au samedi de 9h à 19h,
le dimanche de 9h à 17h.


Migrer, aller vers l’Ailleurs, l’Autre. S’engager vers un territoire symbolique plus vaste et être accueilli·e, souvent, par un regard qui nous réduit. De forts mouvements contraires à équilibrer.
L’exposition Il aura fallu traverser la mer est une invitation à la rencontre, à voyager dans l’expérience migratoire, à aller vers l’Autre et porter solidairement les rêves d’un monde meilleur venus d’un autre monde – ce monde que l’on est, aussi, les un·es pour les autres. Une invitation à descendre la rivière en tendant la main, le cœur dessus. Ensemble.

À propos des artistes

Suzanne Cloutier

Suzanne Cloutier est diplômée en arts à l’UQAM et en art-thérapie à l’Université Concordia. Elle maintient une pratique artistique active depuis 1990.
En 1999, elle cofonde Skülpt 303, un atelier collectif qui a pour mission d’offrir un lieu de transmission des connaissances liées à la sculpture sur pierre.
En 2014, elle cocréait le symposium Lapidèo, à Noto, en Sicile.
Elle travaille présentement sur le thème de la migration planétaire. La crise climatique et ses conséquences (crises  alimentaires et de l’eau, inondations et incendies de forêt, guerres, etc.)
poussent des millions de gens à abandonner tout pour risquer la survie ailleurs. Elle
utilise les archétypes animaliers en métaphore pour ce thème.
Elle a exposé dans maintes galeries et maisons de la culture de Montréal. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées.

Les animaux que je visite à travers la pierre sont pour moi une métaphore de l’humain. Chaque animal porte son esprit auquel, en tant qu’humaine, je m’identifie. Nous mêlons nos identités; Nous partageons nos histoires; Nous poursuivons nos quêtes.

J’ai amorcé en 2019 une réflexion sur le thème de la migration avec l’œuvre éponyme :
« Migrations ». Un saumon et un chevreuil forment un hybride qui rallie leurs
esprits et ils amorçaient ensemble la quête du pays du bois, de la rivière, de l’esprit.

Depuis, la quête du pays où l’on migre et l’histoire du parcours de cette migration m’habitent.

Les œuvres de l’exposition Il aura fallu traverser la mer permettent à l’esprit de mes sculptures d’aller à votre rencontre. Elles migreront à travers votre regard pour raconter ce que c’est que d’oser partir…

En les accueillant, vous participez à cette réalité qui transforme de l’intérieur.

Merci.

Lauz

Accueillir l’œuvre
Ma quête vise à exprimer au plus près l’être fondamental. Par un regard tourné vers l’intime, je cherche l’universel et un contact plus profond avec cette part d’invisible qui nous relie à tout. C’est en cet espace que mon art se révèle, de ce lieu spirituel en moi que je peins, bien avant de prendre les pinceaux.
Artiste plurielle, je poursuis un travail de réverbération du sens par les mots et par l’image – les sens capteurs/créateurs de sens, puis le sens créateur de perception – en une dialectique perpétuelle. En photo, c’est dans la nature, en prenant le temps du très petit que j’atteins la profondeur du vaste.
En peinture, ce sont les chemins volatils de la transcendance qui guident le voyage. Hors le perceptible – mais par lui –, qu’y a-t-il? Autour et à l’intérieur de la perception, où sommes-nous exactement nous-mêmes? Quand sommes-nous l’humanité toute entière? Comment toucher l’essence, l’indéhiscent de la nature humaine et exprimer ce qui s’y joue?
Sur papier, sur toile ou sur bois, l’acrylique, l’encre se mélangent à l’eau, souvent beaucoup d’eau. Parfois le pastel à l’huile s’invite et le geste spontané, toujours, raconte une histoire que je comprendrai plus tard. J’accueille simplement le tableau qui se crée sous mes yeux comme on entre en relation. Il en résulte une œuvre que je souhaite vivante et parlante, propre à nourrir et libérer la vie en soi.
Rencontrer c’est migrer vers l’Autre, et au plus profond de soi. Mourir aussi me semble-t-il. Mon parcours des dernières années a été marqué par de grands départs définitifs et une rencontre foudroyante. Les uns comme l’autre ont appelé le voyage, les révélations et la transmigration des âmes.
Les œuvres de l’exposition Il aura fallu traverser la mer en témoignent et sont traversées par la Vie, triomphante bien sûr. Merci de les faire vivre en vous, leur permettant de poursuivre leur migration et, dans le meilleur des cas, la vôtre également.

Apprenez-en plus sur le travail des artistes :

Sur Instagram – suzzcloutier | arts.lauz